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Croisement des informations extraites de la carte IGN au 1.25000ème
et du cadastre ; |
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[2]
Enquête en mairie, exploration des fermes isolées, visite des
toponymes évoquant une quelconque humidité ; |
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[3]
Recension de terrain systématique effectuée à partir
du carroyage kilométrique de la carte topographique. |
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Une
telle approche fournit de bons résultats dès la deuxième
étape. On note que 90 % des mares sont alors repérées.
Il faut distinguer les régions d'openfield, pour lesquelles l'inventaire
est acceptable dès la première étape, et les régions
de bocage où seul le recours à la troisième phase
autorise une recension satisfaisante. |
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Cette
technique d'inventaire n'a pu être élaborée que par
l'étude critique des différents outils et techniques - carte
topographique, photographie aérienne, cadastre, sorties de terrain
- effectuant la recension géographique des mares. |
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La
seule utilisation de la couverture cartographique au
1.25000ème ne peut prétendre à un inventaire satisfaisant
des mares, ce d'autant plus que le semis de mares est dense et que la
région agricole a subi des évolutions agraires récentes.
Elle ne semble donc utilisable que dans les seuls terroirs depuis longtemps
voués à une agriculture intensive liée à des
paysages d'openfield. |
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Une
même démarche comparative a été mise en oeuvre
à partir du cadastre. Il apparaît bien plus
fiable que la carte, surtout en région bocagère d'élevage
: l'échelle retenue, plus grande, autorise une saisie graphique
de la mare systématique et la valeur d'usage de la mare est davantage
prise en compte par les agents cadastraux. Cependant, il ne faut pas perdre
de vue que les spécificités de la recension cadastrale,
à visée fiscale, et l'appréhension juridique de la
mare, sans statut foncier spécifique, ne peuvent conférer
au cadastre une valeur de recension paysagère. |
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L'utilisation
de photographies aériennes comme support identificateur
des mares soulève deux types de difficultés et s'avère
finalement peu pertinent. D'une part, le coût financier d'une mission
couvrant l'ensemble d'un canton est important. D'autre part, les mares sont
masquées par les couverts forestiers et disparaissent à l'ombre
des bâtiments d'exploitation. Elles ne sont à coup sûr
identifiables que dans les champs ouverts, c'est-à-dire là
où les cartes topographiques les recensent avec satisfaction. En
outre, un grand nombre d'artéfacts en brouille la perception : les
aires hydromorphes ou un arbre isolé peuvent parfois être perçus
comme des mares. |
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En
fait, ce sont les inventaires de terrain qui fournissent
indubitablement la réelle preuve de l'existence d'une mare. Néanmoins,
une bonne part de ces écosystèmes est inaccessible pour
des raisons foncières et les milliers de kilomètres à
parcourir pour procéder à la recension d'un seul canton,
posent en outre le problème de temps et des moyens mis à
disposition des opérateurs. |
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